Association italienne Italy and Co - Histoire
 

 

  

 

  

 
Rome
 
Nom italien Roma
Pays  Italie

Région

Latium 

Province

Rome 
code ISTAT 058091
code postal 00100 (générique), da 00121 a 00199
Préfixe tel 06
Coordonnées Latitude: 41° 54′ 0′′ Nord
Longitude: 12° 30′ 0′′ Est
Altitude 37 m
Superficie 1 285 km2
Population 2 547 677 - (31-12-05)
Densité 1 987 hab./km2
Code cadastral H501
Gentilé Romani, en français les Romains
Fête patronale 29 juin
Localisation
 
Site officiel
http://fr.wikipedia.org/wiki/Italie

À l'époque Rome antique, dans les derniers siècles de la République puis sous l'Empire, la notion d'Italie ne correspond pas exactement au pays aujourd'hui défini par le même terme. Dans l'antiquité, la notion d'Italie évolua pour parvenir à désigner la péninsule italique dans sa totalité, de Brindisi jusqu'aux Alpes mais ne concerna jamais les îles. Il s'agissait déjà d'un territoire très vaste et marqué au départ par une très grande diversité ethnique et sociale. Malgré la diffusion de la romanisation, cette Italie unifiée par Rome garda toujours de forts particularismes locaux et l'on a pu parler pour elle d'identité incomplète

Il est important de noter que dans l'antiquité on ne considéra jamais la Sicile et la Sardaigne comme faisant partie de l'Italie. De même, sous l'empire, une partie des l'Italie actuelle dépendait des provinces des Alpes : Alpes Cottiennes ou Rhétie. Les limites de l'Italie, dans le nord de la péninsule ont, en effet, été changeantes : de nombreux peuples s'en disputaient le territoire : peuples italiotes, Ligures, Étrusques puis Celtes et Romains. La présence Celte fut suffisamment forte et influente pour que le nord de notre actuelle Italie fut longtemps considéré comme partie de la Gaule et nommé Gaule Cisalpine[1]ou Gaule Transpadane[2]. À ce titre ce fut la seule partie de la péninsule qui fut effectivement une province romaine, la province de Gaule Cisalpine. Après César cependant cette province disparaît, devenant à part entière un morceau de l'Italie.

Le territoire de l'Italie, qui fut le premier champ d'expansion de la puissance romaine, fut intégré à l'empire naissant selon des modalités variables : colonies romaines et latines, traités d'alliance (foedus), confiscation du territoire. Jamais cependant l'Italie ne fut considérée comme une province, ce terme étant réservé à l'administration des territoires non italique. Si le mot provincia est parfois utilisé par certaines de nos sources en relation avec des fonctions en Italie ce n'est jamais dans son sens administratif ou technique mais dans son sens le plus large, celui de "district relevant d'un magistrat", ainsi à l'époque tardive le Digeste parle-t-il de la provincia du préfet de la Ville, ainsi trouve-t-on aussi sous la République le terme provincia utilisé pour la gestion des forêts de la péninsule. Même lorsque l'Italie n'eut plus aucun privilège par rapport aux provinces, après la Tétrarchie, le pouvoir romain évita toujours le mot province, lui substituant celui de région (regio, regiones).

En effet après la Guerre sociale le destin des Italiens et des Romains ne faisait plus qu'un et la péninsule se distinguait fortement  des autres territoires contrôlés par Rome. L'avènement de l'empire renforça dans un premier temps cette situation, l'Italie jouissant d'un prestige inégalé, de privilèges forts en même temps que d'une position hégémonique militaire mais aussi économique dans la Méditerranée. L'intégration progressive des provinces à l'Empire, leur romanisation juridique et culturelle, leur développement économique et social, relativisa assez rapidement cette exception italienne. Le IIe siècle de notre ère marque un tournant : le poids des provinces dépasse clairement celui de l'Italie dans des domaines nombreux, l'administration de l'Italie se rapproche de celle des provinces. Les difficultés du IIIe siècle et les réformes post-tétrachiques mettent définitivement fin à l'exception, même si le poids du prestige passé reste. L'éloignement des empereurs, la fondation d'une nouvelle capitale en Orient et les divisions nées des invasions barbares voient une Italie à nouveau divisée entrer dans le Haut Moyen Âge.

L'œuvre d'Auguste

La réorganisation augustéenne paracheva l'intégration de l'ancienne Cisalpine dans l'Italie : les régions nord de la péninsule, de la Ligurie à la Transpadane (actuelle Vénétie) entraient pleinement dans l'Italie. Cette dernière se vit divisée en onze régions administratives.

L'Italie est alors la partie la plus privilégiée de l'empire : tous ses habitants libres sont citoyens romains et sont exempté de l'impôt direct, à l'exception du nouvel impôt sur les héritages créé pour financer les besoins militaires (retraite des vétérans).

Sous l'Empire

à partir du IIe siècle

La place de l'Italie dans l'empire, au deuxième siècle, a perdu de sa prépondérance. La romanisation des provinces, et pour certaine l'intégration bien entamée de leurs élites au sein des ordres équestre et sénatorial ont amoindri le caractère exceptionnel de l'Italie. Même si les Italiens restent majoritaires au sénat quasiment jusqu'à la fin du siècle, l'entrée de provinciaux a changé la donne politique. Le deuxième siècle voit l'empire gouverné par des empereurs issus de familles provinciales : Trajan, Hadrien et Marc Aurèle issus de l'Espagne, Antonin le Pieux de Narbonnaise. Dès les premières années du siècle, Trajan a du réglementer la présence des sénateurs en Italie, les obligeant à posséder une partie importante (un tiers) de leurs terres en Italie : selon Pline le Jeune (VI, 19), certains sénateurs habitaient en effet en Italie comme dans une hôtellerie, tels des voyageurs. La mesure n'eut qu'un effet limité et fut réitérée par Marc Aurèle mais dans une moindre mesure (un quart des terres).

D'autres facteurs qui assuraient sa prééminence sur l'empire changent peu à peu en une inflexion qui dure tout au long du siècle et a commencé au premier siècle. Les légions désormais fixées aux frontières de l'empire, dans des provinces éloignées, régionalisent peu à peu leur recrutement. La part des Italiens dans l'armée diminue, celle des provinciaux augmente, même si les Italiens n'ont jamais abandonné les postes d'officier comme ceux de centurions, les régions traditionnelles de recrutement militaire en Italie ne sont plus mise à contribution qu'exceptionnellement, à l'occasion de la création de nouvelles légions par exemple, comme ce fut le cas sous Marc Aurèle.

Pendant longtemps ces observations étaient appuyées par le tableau d'une Italie romaine sur le déclin, touchée par une grave crise économique, la dépopulation et finalement incapable de s'opposer à la concurrence des provinces. S'il est vrai que dans certains domaines des provinces ont su capter des marchés assurés auparavant par l'Italie comme la céramique sigillée, il est difficile d'extrapoler une situation générale. Le déplacement des productions de sigillée de l'Italie en Gaule correspond aussi à l'émergence sur le Rhin de la demande des légionnaires. Par ailleurs on peut, avec Moses Finley, minimiser l'importance globale de ces productions dans l'économie antique. Inversement une partie des chercheurs les considèrent comme un marqueur de déplacements économiques plus importants mais moins visibles dans nos sources. Dans cette perspective quelques chantiers de fouilles exemplaires ont reçus un exposition très forte et ont semblé parfois résumer le destin de l'Italie et de son économie au deuxième siècle. C'est le cas de la villa de Settefinestre vers Cosa, qui voit ses productions décliner puis est abandonnée vers 160-170. Là encore il est risqué de généraliser l'histoire - même brillamment reconstituée - d'une seule région, et de vouloir en tirer des enseignements pour toute l'Italie. D'autres régions montrent au contraire un dynamisme agraire et économique, comme la région d'Aquilée. Il semble aussi qu'il faille comprendre les nombreuses importations venant des provinces non pas comme le signe d'un déclin de l'Italie mais plutôt comme la résultante de la taille disproportionnée du marché romain et d'une situation technologique qui faisait que certains transports maritimes à longue distance étaient plus économiques que des transports terrestres à moyenne distance. L'Italie a elle seule ne peut nourrir Rome, les importations rendent compte de ce fait plus que d'un déclin que l'on peine de plus en plus à voir au deuxième siècle. De même le déclin démographique n'est plus placé avant la peste antonine et les conséquences de cette dernière sont discutées et peu claires.

La place symbolique de l'Italie n'est guère atteinte non plus, et elle est l'objet de la sollicitude des empereurs qui résident pour la plupart sur son territoire à l'exception des empereurs engagés dans des guerres (Trajan, Marc Aurèle) et d'Hadrien, voyageur par goût et peut-être par volonté politique. L'institution des fondations alimentaires par Trajan, tout autant qu'au besoin d'aider certains Italiens peu fortunés témoigne de la sollicitude de l'empereur pour la terre italienne et ses citoyens. Néanmoins cette sollicitude avait aussi un revers : un contrôle approfondi sur l'autonomie municipale des nombreuses cités de la péninsule. C'est à travers l'institution des curateurs qu'il se manifeste. On n'interprète plus cependant aujourd'hui le curateur comme l'expression d'une volonté impériale de mainmise sur les cités, et l'on connaît mieux, depuis les travaux de F. Jacques, la distance qu'il peut avoir avec la cité qu'il doit surveiller ponctuellement. Le principe d'une surveillance par l'administration impérial s'imposait cependant.

Hadrien voulut-il l'approfondir encore ? Il confia l'Italie à quatre consulaires portant le titre de légats d'auguste propréteur, titre utilisé pour les gouverneurs de province. Le tollé soulevé dans le sénat fit que la mesure fut annulée par son successeur. Elle répondait pourtant à un réel besoin : les régions d'Italie avaient besoin d'une administration plus hiérarchisée, en particulier dans le domaine de la justice civile (droit des tutelles). Aussi Marc Aurèle créa-t-il en 165 les juridiques (iuridici) qui exerçaient dans des districts au découpage géographique assez changeant. La zone située dans les 100 milles autour de Rome dépendait quant à elle du préfet de la Ville qui vit ses prérogatives augmentées sous les Sévères. Hors de cette zone, et pour des affaires graves ou touchant aux intérêts de l'empereur, ou encore à des questions de maintien de l'ordre, le préfet du prétoire pouvait intervenir, comme ils le firent vers 168, forçant la cité de Saepinum à respecter le droit des pasteurs transhumants.

À bien des égards le deuxième siècle est pour l'Italie un siècle de transition, de recul de sa prééminence, mais en aucun cas le déclin qu'une historiographie dépassée à voulu voir jusque dans les années 1970, en s'appuyant entre autre sur les thèses de M. Rostovtseff.


A suivre...

Sources : Site web :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Italie

 

 

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